mardi 14 septembre 2010

Action-Réaction

Non, l'ancien quiz de la fin des années 80 animé par Pierre Lalonde ne revient pas en ondes, il n'y a que mon blog qui ressuscite. Je parle plutôt des agissements de Gary Bettman, commissaire de la LNH. Il vient de donner une bonne tape sur les doigts à son bon ami Lou Lamoriello, directeur-gérant des Devils du New Jersey. En fait, avec une amende de 3M et la perte de 2 choix aux repêchages (dont un de première ronde), disons que c'est une tape donnée avec une règle... en métal.

Pour ceux qui n’étaient pas au courant, les Devils viennent de recevoir cette punition pour leur comportement dans le dossier d'Ilya Kovalchuk et son premier contrat de 17 ans et 102M. Loin de moi l'idée de trouver que ce contrat avait du sens, mais nous somme plusieurs, moi le premier, à se demander ce que faisait Gary lors de tous les autres contrats à long terme? Je veux bien croire que le contrat de Kovalchuk est le pire de la gang, mais ceux qui croient que les contrats de Lecavalier, Hossa, Luongo, Pronger et Cie n'ont pas pour but de contourner le plafond salarial, sont bien naïfs. Pourtant, aucuns de ces contrats ne sont en réels danger et aucun directeur-gérant n'ont reçu la fessé que mononcle Lou a encaissée hier soir.

Pire encore, certains voudraient qu'on applaudisse Gary. Le "prolifique" commissaire aurait enfin mis ses culottes et fait un bon coup. J'insiste sur enfin, puisque c'est d'abord de là que vient mon hésitation à coller une belle étoile dans le cahier de Bettman. Disons que sa feuille de route n'a rien de bien étincelante depuis son entré en poste. Parce qu'il vient de faire ce qu'il se devait de faire, il faudrait le féliciter? Un instant. Qu'est ce que c'est que ce renforcement positif abusif? Non seulement, c'est un rare bon coup du commissaire, mais en plus, cette bonne décision arrive en retard. Comme il est arrivé en retard avec son règlement contre les coups à la tête au printemps dernier. Gary n'a pas cru bon intervenir, comme il vient de le faire avec Lamoriello, dans les autres contrats à long terme. Il faut dire que l’image du commissaire n'avait pas pris un coup comme se fut le cas avec la saga Kovalchuk. C'est à croire que Bettman s'est dit qu'avant qu'il est l'air un peu trop con, il était mieux d'agir...ou plutôt de réagir.

Non seulement, il est en réaction aux gestes de ses directeurs-gérants, mais en plus, il réagit alors qu’ils sont déjà plusieurs à l'avoir défié. Alors, on peut dire que dans le cas de Gary Bettman c'est : Action, Action, Action, Action, Action, Action....ah oui faudrait ben que je fasse quelque chose...ah pas tout de suite....Action...ok là ça va faire, Réaction.

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