Tous les petits gars du Québec rêve un jour de jouer dans la LNH. Peut-être pas tous, mais une très grande majorité. Je vous l’ai dit, j’ai commencé à m’intéresser au hockey un peu tard. Sauf que lorsque j’ai accroché, c’était pour de vrai. C’est moi ça, quand je tombe dans quelque chose, ça devient très souvent une passion. Mais, j’ai aussi vite compris que je ne ferais pas carrière comme hockeyeur. C’est aussi moi, peu de confiance en mes moyens. En fait, c’était plus un brin de réalisme qu’un manque de confiance en moi. Difficile de se rendre jusqu’au bout lorsqu’on commence à pratiquer un sport à l’âge de 11 ans. Soyons franc, je n’avais ni le physique, ni le coup de patin ou encore les mains pour performer au niveau professionnel. Par contre, plusieurs disaient que j’avais le sens du hockey. En effet, à force de regarder et de remarquer les pros, on développe ce sens. Je savais donc comment faire, mais je n’avais pas les capacité physique ou le talent pour le faire. Comme j’avais mis une croix sur la carrière de joueur, mais que j’étais un grand passionné de ce sport, je n’allais pas abandonner une carrière dans le monde du hockey pour autant. C’est alors que je me suis mis à rêver à un job derrière le banc. C’était la solution rêvée. Il faut dire que les jeux vidéo de hockey nourrissaient ce rêve. Sur mon Genesis, mon Playstation ou mon X-box, j’avais presque plus de plaisir à former les équipes qu’à jouer comme tel. C’est alors que je partais dans ma tête et que j’imaginais qu’on me nommait comme nouvel entraîneur de l’équipe que j’avais choisie. Rarement, je me retrouvais derrière le banc, aucune intention de me faire lapider par les journaux et finir avec les traits tirés comme Guy Carbonneau. Je poussais mes rêveries jusqu’à une conquête de la coupe Stanley. Je me voyais en habit sur une des glaces de la LNH soulevant le précieux trophée et répondant aux questions «intelligentes» des journalistes. Aujourd’hui, il en est rien. Je ne me dirige aucunement vers une carrière d’entraîneur. Je ne coach même pas dans les petites ligues. Peut-être un jour, avec mes enfants. Ironiquement, c’est la vie de famille qui a mis fin à mes ambitions de diriger dans la LNH. Une vie ou la pression est omniprésente et où on est jamais à la maison m’apparaissait impensable. J’aime trop être chez moi et entourer de mes proches. J’ai donc abandonné l’idée. Autre hasard, moi qui ait voulu devenir un entraîneur, je suis le premier à critiquer les amateurs qui joue au coach. Oh il m’arrive d’imaginer les trios ou de penser que tel joueur pourrait aider, mais j’essaie toujours de le faire sans aucune prétention. Des gens compétents sont payés pour prendre ces décisions et je trouve qu’il nous manque beaucoup trop d’information et de compétence pour pouvoir prendre les décisions à la place du coach en place. Comme je l’ai souvent entendu par des gars qui sont passé par là, on n’imagine pas assez souvent à quel point c’est dur de diriger une équipe de la LNH C’est pourquoi, j’ai donc un respect énorme pour les 30 entraîneurs dans la LNH. Je me dis que c’est un métier tellement ingrat. On est critiqué, pointer du doigt pour les insuccès de l’équipe et trop souvent ils sont ceux qui payent la note. Pourtant, comme Carbo l’a déjà dit, ils ne peuvent pas sauter sur la glace à la place des joueurs. En même temps, c’est un métier qui donne l’occasion de remonter plusieurs défis et de patauger dans le merveilleux monde du hockey. Bref, comme tout travaille, il y a des inconvénients et des avantages. Je ne rêve plus de diriger une équipe de hockey de la ligue nationale, mais j’ai encore beaucoup d’intérêt pour ce métier. Je suis fasciner de les voir travailler et prendre des décisions. J’ai encore du plaisir à jouer au coach dans des jeux vidéo ou dans ma ligue virtuelle. Je me fais aussi un devoir de défendre quand j’entends ou je lis des commentaires désobligeants sur un entraîneur. Je l’ai dit, j’ai trop de respect pour ces hommes pour que des « amateurs », qui, parce qu’ils regardent les matchs à RDS et ont réussi des cours de coach dans les petites ligues du cartier, croient qu’ils peuvent critiquer ouvertement les professionnels dans les journaux ou autres tribunes qui leurs sont offertes. L’art de parler à travers son chapeau. En terminant, je vous laisse sur une réflexion d’Alain Vignaut, l’ancien entraîneur du Canadien qui, maintenant, dirige les Canucks de Vancouver. « On donne trop de crédit au coach lorsque l’équipe gagne et on le blâme trop facilement lorsque l’équipe perd ». |
jeudi 8 février 2007
Un rêve pas comme les autres
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1 commentaire:
Well said.
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