Ce soir, c’est la fête, au Centre Bell. On retirera le chandail de Ken Dryden. Je ne connais pas grand-chose sur Dryden, mise à part qu’il a gagné plusieurs Coupe Stanley et l’habitude qu’il avait à s’accoter sur son bâton tellement il était grand. Le fait qu’il soit un gagnant et qu’il soit un des gardiens les plus connus de la grande histoire du Canadien me suffit amplement pour me convaincre de sa place parmi les grands. Trop ignorant, mais surtout trop jeune pour vous parler du grand numéro 29, je vous parlerai alors du hockey d’aujourd’hui, plus précisément de notre équipe bien-aimée, ou mal aimée ces temps-ci. On dit souvent que Montréal est la meilleure place pour gagner, mais la pire place pour perdre. On en a un très bel exemple depuis un mois environ. Alors que l’équipe connaît ses moments les plus difficiles, on pourrait croire que les supporteurs, comme le mot l’indique, supportent leur équipe et les encourage pour les ramener dans le droit chemin. Il en est tout autrement. Si les 2 victoires avant la pause du match des étoiles avaient calmé les esprits, voilà que la contre-performance de samedi a suffit pour semer la panique chez les partisans. On doute de tout maintenant. Huet n’est plus bon, Souray n’est qu’une passoire en défensive, on ne voit plus Markov, Higgins ne s’est jamais remis de sa blessure, Kovalev se pogne le beigne, Samsonov a disparu encore, Koivu n’est plus le vaillant capitaine du début de la saison, Ryder ne marque plus et j’en passe. Pourtant c’est le même club qui s’est hissé parmi les meilleures formations de l’association de l’Est pendant les 3 premiers mois de la saison. Maintenant, ce ne sont que des bons à rien, qui ne mettent pas l’effort. Voilà, ce que se disent plusieurs partisans du Canadien de Montréal. Les fans n’encouragent plus leur équipe. Ils n’ont pas le temps, ils sont trop occupés à chialer contre eux et à trouver un moyen d’obtenir Peter Forsberg. Avez-vous oublié votre rôle partisan? C’est bien possible. Voici la description de tâche pour ce job : · Applaudir quand il y a un but de votre équipe · Applaudir quand votre gardien fait un bel arrêt · Crier lorsque votre équipe attaque · Huer les arbitres quand ils laissent passer une pénalité contre votre équipe ou lorsqu’ils donnent une pénalité à votre équipe · Encourager lorsque l’équipe en arrache Comme vous voyez, il n’y a aucune trace de chialâge contre ses propres joueurs ou encore de décider qui devrait être échangé pour qui. Pendant que vous critiquez votre équipe et que vous criez sur tous les toits que les joueurs ne font pas leur job, vous ne faites même pas la votre. Belle mentalité! Après, ça vient se péter les bretelles comme quoi, ce sont les meilleurs partisans au monde. Oh on aime le hockey, il n’y a pas de doute, mais comme partisan, on a des croûtes à manger. Facile de supporter son équipe quand elle gagne, un peu plus dur lorsque le succès n’y est plus. Les gens sont quand même là, mais ils sont là pour dire quel changement de trio qu’il faut faire, critiquer tel joueur ou encore proposer l’échange miracle. Ce soir, relisez la définition de tâche du partisan et tentez de la mettre en pratique. Le Canadien ne sera peut-être pas meilleure, mais vous allez peut-être passer une meilleure soirée. Arrêtez de chialer, les journalistes et le blogeurs sont payés pour ça. |
lundi 29 janvier 2007
Profession : Partisan
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