samedi 18 août 2007

Les joueurs autonomes… La Suite

Où en étions nous déjà? Quelqu’un peut me dire ce que j’ai dis la semaine passée? Personne? Mais vous ne m’écoutez donc jamais?! Allez répondez! Bon vous allez me dire : « On ne peut pas te répondre innocent, tu es en train d’écrire et non en train de nous parler face à face! » Bon des excuses! Néanmoins, c’est quand même un facteur à ne pas négliger, j’y penserai la prochaine fois. Donc comme vous ne pouvez pas me faire un résumé de la semaine dernière, je vais donc le faire. On a regardé les différentes définitions du mot « autonomie » tout en nous foutant de la gueule des joueurs, des proprios et même du commissaire. On a aussi parlé de Brière, de Smyth et finalement des signatures du Canadiens. Sauf que le marché des joueurs autonomes nous a donné d’autres rebondissements. Alors, continuons, je suis sûr que vous n’en pouvez plus d’attendre de lire la suite.

Il y a deux équipes qui ont volé la vedettes pendant la période des signatures : les Flyers et les Rangers. Débutons avec Philadelphie. Nous n’étions pas encore le premier juillet que Paul Holmgren, le directeur gérant ds Flyers, se mettait déjà au travaille. Il obtenait Kimmo Timonen et Scott Hartnell, deux joueurs parmi les plus convoité cet été. On ne peut pas vraiment considéré ce geste comme une signature puisqu’il serait illégal de signer un joueur autonome avant le 1er juillet. Il s’agit plutôt d’une transaction. Le prix payé par les Flyers : un choix de 1ère ronde au repêchage qui a eu lieu quelques jours plus tard. En fait, c’est le premier choix qu’ils avaient obtenu pour Forsberg. Si le prix pour obtenir les deux joueurs semble peu élevé, on ne peut pas en dire autant du montant de leur contrat. Ce sera 4,2M en moyenne pour Hartnell (5,2M la saison prochaine) et 6,3M en moyenne pour Timonen (8M la saison prochaine). Si pour Timonen ça semblait être le prix du marché pour un défenseur de son calibre -on s’attendait à une hausse des salaire surtout avec le plafond salarial qui augmentait et il venait de connaître toute une saison tant offensivement que défensivement- le prix pour Hartnell semblait exagéré. 4M pour un joueur qui n’a jamais marqué 30 buts ni plus de 50 points dans la LNH, c’est un peu dispendieux. Ces montants d’argent accordés à ces joueurs allaient dicter l’allure du marché des joueurs autonomes.

Philadelphie n’allait pas s’arrêter là d’ailleurs. Brière allait accepter leur offre à la première journée des signatures. Encore une fois, la direction des Flyers sortait leur chéquier. La moyenne était moins élevée que ce que le Canadien aurait offert, mais la somme totale l’était et surtout la durée était plus longue, soit 8 ans. Mais, surtout le petit Daniel touchera 10M la saison prochaine et il devenait le mieux payé de la ligue. Pendant qu’on rageait à Montréal et qu’on faisait la fête dans les rues de Philadelphie, Vinny salivait à Tampa, l’agent de Sid était tout énervé, Ovechkin faisait la fiesta (fait pas trop changement dans son cas) et Thornton rageait d’avoir signé une prolongation de contrat trop vite. Brière est un bon joueur, mais je ne crois pas qu’il méritait de devenir le mieux payé de la LNH.

Mais ça ne s’arrêtte pas là. Holmgren a ensuite échangé Sanderson et Pitkanen au Oilers en retour de Lupul et Jason Smith. Lupul est une excellente adition; c’est un jeune attaquant qui promet, mais j’ai des doutes sur Smith pour Pitkanen. Les Flyers laissent partir un futur défenseur vedette dans la LNH et l’un de leurs très rares défenseurs mobiles (au moins ils ont eu Timonen) pour recevoir un défenseur qui vieillit, peu mobile et qui a connu une très mauvaise saison. Un peu douteux comme décision, mais on verra bien. Les Flyers sont sûrement une meilleure formation que l’an dernier, mais ils ne sont pas une équipe championne pour autant. J’ai encore des doutes sur leur défensive lente, très lente et aussi sur Biron qui n’a pas été numéro 1 depuis quelques années. De plus, il n’a jamais amené les Sabres en séries comme partant. L’attaque sera très efficace, mais elle devra combler quelques lacunes. Quand je disais que les joueurs autonomes ne sont pas le meilleur moyen pour devenir une équipe de premier plan.

Les Rangers sont revenu à leurs anciennes habitudes, mais espérons que le résultat sera meilleur que dans le passé. Sather a signé Gomez et Drury, deux centres parmi les plus convoités de l’été. Encore une fois, le montant n’a aucun bon sens. Plus de 7M pour des gars qui n’ont jamais marqué 100 points dan la LNH qui n’ont jamais fini dans le top 10 des marqueurs de la LNH, au mieux dans le top 20 pour Gomez. Je sais que le hockey ne s’arrête pas qu’aux statistiques, je suis le premier à le crier. Sauf que de telle sommes d’argents devrait être réservé à l’élite de la ligue. J’adore Drury; c’est un attaquant efficace et déterminé avec énormément de caractère. J’aime beaucoup Gomez aussi; c’est un excellent fabriquant de jeu qui va permettre à n’importe quel joueur qui a un minimum de talent de marqueur d’inscrire une trentaine de buts. Mais, je ne crois pas que ces deux joueurs font parti des 10 meilleurs joueurs de la LNH. Néanmoins, il s’agit de deux bonnes acquisitions pour New York, qui avait déjà une bonne équipe eux qui ont connu une fin de saison impressionnante.

Par contre, ces deux signatures ne voudraient rien dire aujourd’hui si Lundqvist et Shanahan n’étaient pas de retour. Si le premier fait des miracles devant le filet, l’autre en fait dans la chambre. Shanahan c’est le leadership, l’expérience et la tête dans cette équipe. Il est celui qui peut replacer Jagr et Avery quand vient le temps de le faire. Ce dernier aura son mot à dire dans les succès de l’équipe. Même s’il s‘agit probablement de la dernière saison de l’attaquant au caractère explosif (l’arbitrage a endommagé la relation entre l’équipe et le joueur), il amènera sûrement beaucoup d’énergie et même quelques buts. À surveiller ces Rangers.

Je gardais le meilleur pour la fin. Kevin Lowe. En voilà un qui a fait jaser cet été. Lowe a d’abord essayé d’amener Nylander, un centre très sous-estimé, à Edmonton, mais ce dernier a préféré Washington et Ovechkin. L’histoire a fait des remous, puisque selon les Oilers, Nylander avait accepté leur offre avant celle des Capitals. Kevin Lowe n’allait pas se laisser faire. Il a donc décider d’utiliser un moyen qui est très rarement utiliser dans la ligue : la signature de joueurs autonomes avec compensations.

On ne voit pas souvent des DG utiliser ce moyen puisque les compensation coûtent chers, ce n’est pas très appréciés par les autre directeurs gérants, mais surtout le taux de succès est assez bas. Sauf, que ça, c’était avant la mise en place d’un plafond salarial. Avec le nouveau système économique de la ligue, le taux de réussite devrait augmenter. Kevin en a donc profiter pour faire des offres démesurées à Thomas Vanek, d’abord, puis ensuite, à Dustin Penner. Les Sabres ont, en premier lieux, égalisé l’offre et ainsi conserver l’excellent attaquant à Buffalo, lui qui a été l’auteur de 43 buts l’an dernier. Il faut dire qu’ils n’avaient pas vraiment le choix après avoir perdu Brière et Drury. Le montant? Un peu plus de 7M par saison, en moyenne, dont une somme de 10M pour la prochaine saison si on compte les bonis. Si je trouvais que la somme pour Brière, Drury et Gomez était trop élevée, vous devinez ce que je pense de ce contrat. Je vois des « smats » qui me disent : « mais il fait parti de l’élite avec ses 43 buts ». J’adore jaser avec vous autres. Vanek en est à une 2e saison seulement dans la LNH et même si les chiffres sont intéressants, il n’y rien qui nous assure que Thomas connaissent, sur une base régulière, des saisons comme celle de l’an dernier. Les chances sont bonnes, je vous le concède, mais on aurait pu attendre avant de lui accorder le gros lot. Peut importe sont rendement, Vanek touchera 50 M en 7 ans. Hmm… intéressant comme somme; il va pouvoir s’en payer des ailes de poulet Buffalo avec ce salaire. Hahahaha, ça là, c’est vraiment… hahaha… pas drôle du tout.

Bon, si Lowe a manqué son coup avec l’attaquant des Sabres, il a réussi avec Penner. 4,25 M pour une recrue qui a inscrit 29 buts, qui a un physique imposant et qui s’en sert et qui a, de plus, gagné la coupe Stanley. C’est une belle feuille de route, mais ce n’est pas un peut tôt pour s’exciter le poils des jambes et sortir les millions? Je ne m’oppose pas au geste de Lowe, c’est sont droit de présenter des offres à des joueurs autonomes avec compensations, mais je questionne les montants qu’il a offert, Que vaut ces joueurs pour les Oilers? Ça c’est à Lowe de décider, mais le précédent qu’il a créé, laisse présager le pire. On le sait les joueurs de hockey aiment se comparer, de vrais femmes. Alors, les joueurs qui auront des statistiques semblables demanderont des salaires semblables, ça fait du sens. Finalement, ils ne ressemblent pas aux femmes tant que ça; ils font preuve de logique. Sauf que cette logique finira pas coûter cher aux propriétaires. Si vous n’aimez pas ce que Kevin a fait cet été, attachez votre tuque puisque ça risque de devenir de plus en plus communs de telles offres. Surtout s’il y a beaucoup d’équipes qui sont proches du plafond.

Les Oilers sont aussi ceux qui ont obtenu notre beau Sheldon. L’avantage numérique sera sûrement impressionnant avec Hemsky, Horcoff, Penner, Pitkanen et Souray. Par contre, c’est bien la seule chose qui risque d’impressionner à Edmonton. Le reste de l’équipe est plutôt ordinaire.

Voilà, ce qui complète mon résumé sur le marché des joueurs autonomes, cette année. Je n’ai pas parlé de tout ce qui s’est passée, mais c’est l’essentiel, selon moi bien sur. Si vous n’êtes pas contents, c’était à vous de passer vos journées sur les sites Internet de sport. Je sais, je sais, vous n’avez rien dit. C’est encore mon imagination. Et que je suis bête!

Pour des gens qui ne suivent pas le sport en général, ça semble bien ridicule. Tout cet argent, pour des joueurs de hockey. Des millionnaires, des bébés gâtés qui ne font que jouer au hockey. Les clichés ne manquent pas. Je n’ai pas l’intention de me porter à leur défense, encore. Évidement, ces mêmes gens qui critiquent le hockey vont peut-être voir des films avec des vedettes d’Hollywood, ils vont peut-être aller voir Justin Timberlake ce soir (ça y est, je suis tout excité, son nom me suffit à me provoquer des chaleurs) où ils travaillent pour des multinationales. Tous des pauvres eux aussi! Bon, je les ai encore défendu, j’en parlerai probablement dans une prochaine chronique. Vous voyez, c’est ça un fan de hockey. Ça s’énerve pour quelques millionnaires qui signent des contrats faramineux avec leur nouvelle équipe. Ça, c’est si on regarde la situation de loin sans trop s’intéresser. Mais, en regardant d’un peu plus proche, on peut voir du monde qui se passionne pour un sport qui provoque des émotions, bonnes ou mauvaises, depuis des générations, du moins dans ce pays. Un peu plus intéressant, vous ne trouvez pas? Allez, on se reparle!

samedi 11 août 2007

Les joueurs autonomes

Je vous avais promis de parler du marché des joueurs autonomes, alors allons-y. Commençons tout simplement par des définitions de l’autonomie. Mais prenons des définitions du mot hors contexte, juste pour s’amuser un peu.

Ensemble des habiletés permettant à une personne de se gouverner par ses propres moyens, de s'administrer et de subvenir à ses besoins personnels

Celle-ci s’applique très bien au monde du hockey. Plus le joueur a des habiletés, plus il pourra se gouverner par ses propres moyens. D’ailleurs, la majorité des joueurs autonomes au hockey se donne de très grands moyens et peuvent subvenir amplement à leurs besoins; je pense même qu’ils pourraient subvenir aux miens.

Capacité et droit d'une personne à choisir elle-même les règles de sa conduite, l'orientation de ses actes et les risques qu'elle est prête à courir.

D’accord pour la partie sur choisir ses propres règles; certains joueurs décident souvent de prendre du repos après avoir signer un gros contrat. Pour les risques, on ne parle certainement pas de risques financiers.

Dans l'évolution morale (…), la période au cours de laquelle les enfants jouent ou se comportent selon les règles qu'ils ont élaborées ou admises entre eux dans les groupes de jeu.

Je l’aime bien celle-là. La notion d’enfants, de jeu et de règles. « Élaborées ou admises entre eux » Les joueurs s’entendent très biens sur les règles soit ajouter le plus de zéro possibles, idéalement avant la virgule. Les directeurs gérants, eux semblent plus ou moins comprendre les règles, tant pis pour eux! Ils vont perdre ou peut-être pas. Ils vont sûrement encore pleurer à leur maman, une certaine Bettman, contre ces règles, dire qu’ils n’ont pas d’allures, qu’elles s’appliquent mal dans le contexte économique du groupe (la LNH), pis qu’il faut écrire de nouveau règlement (convention collective). En tout cas c’est ce qu’ils ont fait la dernière fois. Et leur maman doit avoir de l’influence puisqu’elle a battu celles des joueurs. Ils l’ont même remplacé. Mais, il n’y a aucune surprise; c’est maintenant une chose commune, aujourd’hui, les familles reconstituées.

Bon assez d’enfantillages, j’ai dû faire fuir tout le monde avec mes cours de français ce matin. Une chance que j’avais dit que je commençais tranquillement. Bon arrêtez de chialez, avouez que c’était brillant comme intro. Mais, entrons dans le vif du sujet; le marché des joueurs autonomes de cette année dans la LNH.

Je n’ai jamais cru que les signatures du 1er juillet étaient la meilleure solution pour rebâtir une équipe. Je crois plus au repêchage et au développement des joueurs. Quelle équipe peut se vanter d’avoir construit une équipe championne avec un ou des joueurs autonomes. Les Ducks avec Scott Niedermayer? Ok, c’est bien joué! Mais, est-ce que les Canards seraient une équipe championne sans Penner, Getzlaff, Perry, Mcdonald, Giguère et Cie? Pas sûr. De plus, tellement d’équipes se sont plantés en signant des joueurs à coups de millions sans recevoir les intérêts pour leur investissement. On a qu’à penser aux Rangers avant le lock-out, aux Flyers il y a 2 ans (et probablement cette année), aux Bruins et aux Coyotes l’an dernier. Malgré tout, comme Anaheim avec Niedermayer, certaines équipe peuvent faire de bons coups et c’est pourquoi les amateurs de hockey suivent avec beaucoup d’intérêt la journée du 1er juillet. Ce que j’ai fait d’ailleurs, pour vous. Bon ok, beaucoup pour moi aussi. Gang d’ingrats!

Impossible de passer par-dessus le cas de Daniel Brière. Le Canadien a tout tenté pour acquérir le talentueux joueur de centre à Montréal, mais ce dernier a décidé d’aller rejoindre son bon ami Martin Biron à Philadelphie. Je prends les choses habituellement avec sérénité, philosophie et calmement, mais le petit Brière m’a fait sortir de mes gonds. Rien contre le fait qu’ils choisissent les Flyers; c’est sont choix et surtout son droit. Quand il dit que l’équipe s’en va dans la bonne direction, je suis déjà moins d’accord, mais c’est son opinion et il y a droit. Jusque là aucune raison de cracher dans la TV quand je vois sa face. Qu’il tourne le dos à Montréal, qui lui a offert une offre plus que raisonnable, je commence à l’haïr un peu plus et même que soudainement, je trouve qu’il a une face de rat. Jouer dans sa ville aurait dû le stimuler; ça n’a pas été le cas, mais c’est son choix et il ne doit rien à Montréal. Sauf que quand il affirme, le plus sérieusement du monde, que les chiffres présentés par les Flyers n’ont pas influencé sa décision, je perds comme toutes mes bonnes manières. Les insultes personnelles et gratuites commencent et le fait que ma TV soit neuve est la seule raison pourquoi je ne la lance pas dans le mur. Mon petit Daniel, faudrait pas nous prendre pour des caves quand même. Si l’argent n’est pas un facteur, pourquoi ne pas être resté manger des ailes de poulets avec les Sabres qui ont une meilleure formation que les Flyers? Et les 3M de plus, au total, que Philadelphie t’a donné? Les taxes en moins? Pas un facteur pour ne pas être venu ici? On a vraiment l’air imbécile pour se faire dire des conneries pareilles. Brière avait la chance de venir jouer chez lui, de remonter le Canadien et d’en faire une équipe plus que respectable. C’était tout un défi pour lui, mais il a préféré la facilité. Il a choisi l’argent, ses chums, la paix, loin de la pression et une équipe qui lance son argent par les fenêtres. Tout ça c’est son droit et son choix comme je le répète depuis tantôt. Sauf que, moi, je ne peux m’empêcher d’être déçu par son attitude et même perde de mon admiration pour le joueur. Et ça, c’est mon choix.

Il n’y avait pas que Brière de disponible cet été. Il y avait aussi Ryan Smyth. Si vous trouver que j’ai été dur avec Daniel, attendez de voir les partisans d’Edmonton avec « Capitaine Canada ». Je croyais, au mois de mars, qu’il retournerait dans le « Oil Country », mais il a choisi le Colorado. Pas un mauvais choix que d’aller jouer avec Joe Sakic. D’autant plus que L’Avalanche s’est amélioré aussi avec Hannan, un défenseur sous-estimé qui vient redorer un peu leur défensive. Avec Budaj comme partant et Théo, leur réserviste de luxe, ainsi que plusieurs bons jeunes comme Stastny, Wolski, Svatos et Liles, l’équipe devrait être des séries.

Et nos Canadiens dans tout ça? Ils ont tenté leur chance avec Brière et Smyth, mais ça n’a pas fonctionné. Bob a donc signé Hamrlik pour 5,5M. Il avait quand même offert la même somme, avant, à notre beau Sheldon, qui a refusé. Roman Hamrlik n’est pas aussi dominant sur l’avantage numérique, quoiqu'il puisse se débrouiller, mais il a l’avantage d’être beaucoup plus solide en défensive; ce qui est pratique quand on est un défenseur. Puis, il y a eu Smolinski; un bon remplaçant pour Bonk, légèrement moins cher et un peu plus offensif. Ensuite vient un joueur de soutiens, le très combatif Kostopoulos. Est-ce la fin de Bégin à Montréal? Avec Lapierre et cette dernière signature, ça pourrait bien être le cas. D’autant plus que les partisans de Montréal sont rancuniers et ils ont mal digérés la pénalité de Steve lors du dernier match contre les Leafs. Tout comme ils avaient mal pris le mauvais dégagement de Sundstrom, en séries contre Tampa Bay. Je ne suis pas pour autant d’accord avec cette rancune, mais changeons de sujet. Cher lecteurs, saluons le courage et le retour de notre mal-aimé adoré (notez la contradiction ici), j’ai nommé : Patrice Brisebois!!!!!!! Si je me questionne sur la décision de Patrice, je trouve que le Canadien a pris une bonne décision. À 700 000, c’est très raisonnable pour un défenseur qui amène expérience et qui donne aussi une option à Carbo pour son avantage numérique. Ce n’est pas un coup d’éclat, mais ce n’est pas si mauvais.

J’ai encore beaucoup de matériel, donc beaucoup de chose à vous raconter et mon billet est déjà très long. Je vais donc m’arrêter ici pour cette semaine et vous garder le reste pour la semaine prochaine. Alors le cas de Kevin Lowe, les Flyers, les Rangers et quelques autres cas attendront. Je joue à l’agace. La satisfaction ne sera que plus grande pour la conclusion. Allez, à samedi prochain!

À suivre…

samedi 4 août 2007

Il est de retour

Et oui, il est revenu! Vous savez de qui je parle? Bien sûr, vous êtes des petits futés. Quoi?! Qui?! Patrice Brisebois?! Finalement vous n'êtes pas si futés. Je parle de moi et de mon blog gang de clowns!!! Je sais que vous n'aviez même pas remarqué que j'étais parti, mais vous auriez pu faire un effort; un peu comme moi quand ma blonde me demande si je me suis ennuyé… après une journée de travaille. Bon, ça c'est une autre histoire.

Oui, je reprends du service. Je recommence à parler d'une des choses qui me passionne le plus, après ma blonde bien sûr (je devais me reprendre). Je parle bien évidemment du hockey. Quelle idée de recommencer en plein été me direz vous? Mais, vous savez quoi? Il y a encore plus d'action pendant la saison morte; c'est à se demander pourquoi ils ont nommé ça ainsi.

Vous savez, je n'ai rien manqué depuis la dernière fois qu'on s'est parlé en mars. J'ai suivi le Canadien jusqu'à la toute fin. Bon, ça n'a duré qu'un mois de plus, ils ont été éliminés, je sais. Arrêtez de faire vos "smats"! Je m'en suis remis, ne vous en faites pas. C'est la vie, on n’y peut rien.

J'ai continué à suivre les séries, puisque je suis avant toute chose, un partisan de hockey. Deux équipes m'intéressaient un peu plus que les autres: les Sabres et ... les Ducks. Pas mal hein? Non, ne me félicitez pas, je sais que je suis fort. Après que les Canards aient botté le derrière des pôôôvres Sens (pour toi celle là Gizmo), je n'allais pas m'arrêter là.

Ben non, c'était le repêchage. Oui. j'ai été frustré de voir le Canadien ne pas repêcher Esposito, mais je me suis rappelé que j'étais avant tout un partisan et que le personnel de dépisteur du Canadien était un peu plus qualifié que moi. Coudons vous ne me lisez pas?! http://passionhockey.blogspot.com/2007/01/profession-partisan.html

Ensuite, c'était le temps des joueurs autonomes. Il y avait une belle brochette de joueurs cette année. J'ai suivi avec intérêts les moindres mouvements le 1er juillet. J'ignore encore si de faire "Actualiser" sur TSN.ca au 10 minutes peut être considéré comme une psychose. Ma blonde elle, elle s'est déjà fait une idée à ce sujet. J'ai observé Bob faire des pieds et des mains pour obtenir un joueur d'impact pour devoir se contenter de Hamrlik, Smolinski et Kostopoulos. Je n'ai rien manqué des efforts de Kevin Lowe qui ont été récompensé cette semaine avec la signature de Penner. Puis finalement, j'ai admiré le courage, que dis-je, les couilles en aciers de Patrice Brisebois qui a décidé de venir terminer sa carrière ici. Je ne ferai pas plus de commentaires sur les joueurs autonomes puisque ce sera mon prochain billet.

Voilà j'ai décidé de revenir sur mon blog, puisque le hockey est un milieu qui me passionne à un point tel, que j'aimerais même y travailler. Il fallait donc passer à l'action. J'avoue que j'ai de la difficulté à me discipliner à venir écrire sur mon blog. Je parle continuellement de hockey et je suis tout ce qui s'y rapporte, mais écrire un billet demande du temps. Il m’était difficile de prendre ce temps avec mon nouvel emploi que j'ai depuis Janvier. Je sais, je sais, vous allez dire:"Martin, Martin....lâches ton emploi!" Je sais bien, question de priorité. Mais, ce serait la solution facile sans compter que la femme de ma vie risque de mal le prendre. Je sais, je sais, vous allez dire: "Martin, Martin...lâches ta blonde!" Non, mais vous avez fini de me dire comment gérer ma vie?! Finalement, je n'ai pas encore de solution idéale, mais j'en ai une temporaire. Tous les samedi matin, je me lèverai un peu plus tôt et je vous concocterai un billet que je posterai sur mon blog. Je serai le André Rousseau des blogs; toast et café avec votre humble, hmm non, votre excellent serviteur. Je sais que ce sera dur de se lever le samedi matin, mais je vous l'ai dit au début, il faut faire des efforts. Coudons, vous ne retenez rien de ce que je vous écris?!!! Je vous donne quand même rendez-vous samedi prochain.

mercredi 7 mars 2007

Acquitté, votre honneur!

La poussière commence à peine à retomber sur ce qu’on appelle maintenant «L’affaire Kovalev.» Il est donc temps pour moi de donner mon opinion sur cet incident. Lorsque j’ai entendu la nouvelle lundi matin, je me disais d’abord que l’équipe n’avait vraiment pas besoin de cela. Puis, ensuite, je me suis dit qu’il valait mieux attendre la confirmation de l’existence de cette entrevue que l’artiste aurait donnée à une radio russe. D’ailleurs, au Journal de Montréal, on prétendait un canular. Par contre, je me disais que si c’était vrai, le geste de Kovalev était condamnable. Pas que ses propos étaient si durs; les cliques, ont le savait et c’est juste normal. Les russes vont se tenir plus ensemble comme les Québécois vont faire la même chose; c’est une question d’affinité. J’avaisi plus de misère avec les critiques sur ses coéquipiers et son entraîneur. J’ai défendu Kovy contre plusieurs critiques, que je trouvais souvent exagérées, mais il faut avouer qu’il connaît une mauvaise saison. Un gars qui connaît une telle saison ne pouvait pas tenir de telles paroles. Si c’était bien ses paroles. Si La Presse et maintenant une bonne majorité des médias croient à cette entrevue, il en est tout autre pour votre humble serviteur.

Quand Mathias Brunet nous dit que son journal devait s’assurer d’avoir les preuves en béton avant de sortir une telle nouvelle, il a raison, sauf que je les cherche toujours. Les dites entrevues sont introuvables, envolées. La journaliste se contredit; l’entrevue est pareille puis pas pareille. Le journaliste russe qui couvre le Canadien, ici à Montréal, met en doute la crédibilité du journal qui a publié l’entrevu. Il y a Kovalev qui dit ne pas avoir parlé à la journaliste puis il change d’idée. Ce qui appuie la théorie du complot russe selon laquelle le capitaine de l’équipe nationale a mis de la pression sur la journaliste pour qu’elle change sa version. Intéressant. Comment dit-on déjà ? Hors de tous doutes raisonnables? Innocent jusqu’à preuve du contraire? Désolé, maître Brunet, mais je ne suis pas convaincu. Rien ne me prouve que les propos rapportés dans votre journal sont véridiques et je ne peux pas affirmé qu’ils sont faux non plus. Les médias diront que je suis un fan et que je suis aveuglé par ma partisanerie. C’est vrai que je suis un partisan et que je ne suis pas complètement objectif, mais ces preuves bétons n’existent pas. Ça demeure la parole des médias contre celle de Kovalev. Pas fiable ni l’un ni l’autre. Je crois que cette nouvelle n’aurait tout simplement pas dû sortir. Mais lorsqu’on a une telle nouvelle, difficile de ne pas vouloir la sortir.

Parlons en de nos médias. Je ne les manque pas, la plupart du temps. Mathias Brunet, un journaliste que j’aime habituellement, vient tout juste de subir mes critiques. Après les incidents de cette semaine, les journalistes se plaignent maintenant d’être la cible des amateurs. Même si certains exagèrent, je n’ai pas beaucoup pitié de ces pauvres bougres. Il est vrai qu’il y a une forte demande pour le hockey, mais je ne crois pas que les journalistes ne font que répondre à cette demande. Ils répondent aussi à l’idée de vendre, comme tout autre entreprise. Et les mauvaises nouvelles sont vendeuses, ça tout le monde le sait. Quand feu Pierre Péladeau disait que ce n’est pas grave si on sort une nouvelle fausse; on la sort pis on s’excuse dans le journal le lendemain, on est en droit de se poser des questions. De grâce messieurs, arrêter de jouer les victimes. Vous subissez les critiques comme les joueurs que vous critiquez, quotidiennement. Parfois c’est justifié, parfois on exagère. Je suis sûr que vous êtes capable d’en prendre; après tout ça fait parti de la job.

Certains se demandent si cette pression médiatique n’effraie pas les joueurs autonomes. Comme je l’ai déjà dit, un vrai de vrai, va être capable de vivre avec ça, mais ils ne sont pas si nombreux. Évidemment ce n’est pas un élément qui les attire à Montréal. Quand on vient me dire qu’il y a de la pression ailleurs et qu’on me parle des Yankees et du Real Madrid, j'aimerais qu’on parle de la même chose SVP. Faudrait être de mauvaise foie pour ne pas avouer que l’argent offert par les deux dernières organisations ne joue pas pour beaucoup dans la décision des joueurs. Et comme me disais ma mère, on n’est pas obligé de se comparer aux pires non plus. Je vous le concède, messieurs les journalistes, ce n’est pas le seul élément qui éloigne les joueurs autonomes. Voyez, je ne suis pas si méchant. C’est vrai, la température de merde, les taxes plus élevées, les fans qui sont aussi difficiles et les résultats des dernières saisons font peur aussi. Mais, soyez au moins honnête et avouer que vous faites parti du problème.

Le Canadien amorce le dernier droit de la saison et les chances de participer aux séries, quoique minces, sont quand même présentes. Si le Canadien réussi et qu’ils font bonne figure, parions qu’on sera tous excités et on oubliera cette histoire, mes amis les journalistes compris.

mardi 6 mars 2007

La jeunesse pour un joueur autonome?

Mardi dernier, je l’avoue, j’ai pris quelques pauses au travail, je dirais aux 15 minutes, pour aller voir le site de RDS pour surveiller ce qui se passait dans la LNH. C’était, comme vous le savez, la date butoir pour transiger. Pas beaucoup de surprise avant les derniers instants de cette journée habituellement très mouvementée. Jusqu’à 15h, tout se passait comme prévu, tous les joueurs qui devaient partir ont trouvés preneur et le Canadien, comme je m’y attendais, n’avait pas bougé. Puis, la cloche sonne, il est 3h, on ferme! Je vais quand même voir à nouveau au cas où; les dernières transactions sont souvent annoncées après l’heure limite. Je n’ai pas été déçu de cette dernière visite. J’ai failli tomber en bas de ma chaise lorsque j’ai lu le nom de Ryan Smyth à côté du logo des Islanders.

« Comment les Oilers ont pu faire une telle chose? » ai-je d’abord pensé. Échanger leur cœur et leur âme? Smyth n’est pas celui qui a les statistiques les plus éloquentes, mais c’est tout un joueur de hockey. Rapide, intense, il marque des buts importants, saisons après saisons, il obtient son 60 points et plus et c’est un spécialiste pour se placer devant le filet adverse, bref un vrai guerrier pour reprendre le cliché. Je ne pouvais pas comprendre qu’Edmonton ne puisse s’entendre avec leur plus grand leader. Pour moi et pour plusieurs, Ryan Smyth, c’est les Oilers d’Edmonton depuis plusieurs saisons. Le hockey est un sport d’équipe, mais s’il y a un joueur à qui on identifie immédiatement les Oilers, c’était bien Ryan Smyth. Pendant les premières minutes, j’étais convaincu que Kevin Lowe et ses hommes avaient carrément perdu la tête. On obtenait 2 bons prospects (Nelson et O’Meara) en plus d’un choix de 1ère ronde, mais ils laissaient aller un joueur tellement important pour l’équipe. Puis, j’ai pris du recule et j’ai réfléchi un peu pour formuler un gros «Et si…». Smyth est un joueur autonome sans compensation à la fin de la saison, comme la majorité des joueurs échangés mardi, d’ailleurs. Et si les Oilers arrivaient à re-signer le joueur étoile cet été? Si, au mois de juillet, on revoyait une conférence de presse à Edmonton avec un Ryan Smyth qui aurait transigé ses larmes pour un beau grand sourire? Kevin Lowe rirait dans sa barbe alors que Snow serait celui qui pleurerait. Vous me direz : « Pourquoi on s’entendrait cet été alors qu’on n’a pu le faire dans les derniers jours? » D’abord, parce que bien de l’eau aura coulé sous les ponts. En plus, les Oilers ne sont plus dans la course aux séries, cette année; rien ne presse de signer Smyth. De plus, ça semble maintenant fréquent de voir un joueur revenir à ses anciennes amours au mois de juillet. Recchi et Weight sont retournés avec leur équipe respective durant la période de signature, après avoir remporté la Coupe Stanley avec les Hurricanes. Ce qui m’amène à parler de Garth Snow et des Islanders à nouveau. Tout le monde vante l’ancien gardien d’avoir mis la main sur un joueur d’impact taillé sur mesure pour Ted Nolan et son système. Évidement si mon scénario se produit pendant la saison morte, le directeur gérant de Long Island aurait l’air moins intelligent. Sauf si… Sauf si son équipe remporte les grands honneurs au mois de juin. C’est tellement difficile d’aller jusqu’au bout que si on a la chance d’y aller, ça vaut la peine de sacrifier un peu son futur pour gagner. C’est aussi ce que disait Jacques Demers, un coach qui a gagné cette coupe. Sauf que, est-ce que les Islanders sont une équipe favorite pour gagner la coupe Stanley? Ne vous trompez pas, Smyth est un excellent joueur, après tout je l’ai vanté pendant une demie page. New York s’est amélioré, pas de doute, mais de là à devenir les aspirants #1 pour la coupe, il y a une marge. Si on passe à travers les meilleurs clubs de la LNH, on trouve quelques clubs meilleurs que la troupe de Nolan. Buffalo, avec le retour de leurs blessés est une meilleure équipe qu’eux. New Jersey avec Brodeur en tête viendrait sûrement à bout des Islanders dans un quatre de sept. Pis dans l’Ouest, je favoriserais Nashville, Anaheim et San José avant la nouvelle équipe de Ryan Smyth. Si l’équipe de Snow ne se rend pas jusqu’au bout, ils auront sacrifié beaucoup de jeunesse pour une ronde ou deux en séries. Bien sûr, Smyth pourrait bien signer à New York aussi, mais il n’y a rien de sûr. Les Oilers pourrait bien lui présenté une offre comme les 28 autres formations. Ce qui vient à dire que Garth Snow a pris un grand risque en donnant autant de jeunesse pour un joueur qui sera libre comme l’air au mois de Juillet. On a beau dire que le repêchage de cette année sera « ordinaire », on ne sait pas toujours ce qu’on donne. Surtout, quand on regarde certain joueurs, pourtant très talentueux, qui ont été repêché tard, même très tard. On se dit que des surprises pourraient arrivés, Des surprises comme un Brad Richard (64e choix au total en 98), ou un Alfredsson (133e choix au total en 94), ou un Datsyuk (171e choix au total en 98), ou un Zetterberg (210e choix au total en 99), ou encore un Hasek (207e choix au total en 83). Encore pire, des années comme 99 ou 96, identifiés comme des années ordinaires, on vu des gars comme Havlat être repêché au 26e rang en 99 et un Daniel Brière, sélectionné au 24e rang en 96. Des années ordinaires cachaient de tels joueurs en 1ère ronde, pas impossible que 2007 en cache d’autres. Donc, avoir plus d’un choix en ronde initial donne évidement plus de chance de dénicher une de ces surprises. Ce qui vient à dire qu’il est toujours risqué de donné des choix de 1ère ronde, surtout pour un joueur autonome sans compensation.

Ici, à Montréal, on verra dans quelques années si Bob a bien fait de garder des Perezhogin, Grabovsky, Kostitsyn ainsi que ses 2 choix de 1ère ronde. Pour le moment, on le prend mal, mais ça changera peut-être dans 2-3 ans. Oh on n’a pas cette patience à Montréal, c’est pourquoi les amateurs veulent la tête de leur DG. Les médias n’aide pas en critiquant Gainey, certains vont même jusqu’à se demander s’il a la tête au hockey. Tout ça parce que le Canadien n’a pas effectué de transaction à la date limite. Tous ces commentaires les plus intelligents les uns les autres aideront sûrement les amateurs à mieux comprendre la gestion d’une équipe de hockey. On continuera de penser que de gérer un club sur son PS2 et le faire dans la LNH, c’est pareil. Pendant ce temps, Lamoriello et Burke n’ont pas plus bougé que Bob. Sûrement des 2 de pique ceux là comparés à Garth Snow. Bien sûr ces deux équipes sont en meilleure posture que nos Canadiens, mais ils ont vu les équipes qui les suivent de proche s’améliorer, comme c’est le cas pour notre équipe. Mais vraiment, pas fort ces 2 là. Désolé, pour l’ironie des dernières phrases, c’était plus fort que moi.

Pour le moment, Snow est vénéré par nos bons amis les journalistes, mais si… Mais si, un vent, tout léger, venant de l’ouest Canadien, en venait à ramener Smyth au bercail, ce vent, aussi léger soit-il, ferait faire un virage de 180 degrés à nos girouettes préférées…euh, excusez, journalistes préférés. La ressemblance est tellement frappante parfois.

Désolé pour le délai, je l’ai mûrit longtemps celui là. Je vous reviens demain avec « l’affaire Kovalev », 2 jours de mûrissage, ça devrait être suffisant.