lundi 11 décembre 2006

Crosby ou Ovechkin?

Ce soir aura lieu tout un duel, et non je ne parles pas de moi et ma blonde qui vont s’affronter pour avoir la télécommande, mais bien des deux jeunes sensations : Alexander Ovechkin et Sidney Crosby. Ce face à face, me fais poser la question, nous fait poser la question :« Qui est le meilleur entre les deux prodiges?» Je ne crois pas résoudre la question dans cette chronique, mais comme toujours, vous faire réfléchir.

L’an dernier, Ovechkin a terminer devant Crosby au classement des marqueurs; plus de buts et plus de points pour le Russe. Tellement qu’il a remporté le Calder, trophée remis à la meilleure recrue de la LNH. Il a amassé 106 points, son coéquipier le plus proche en a amassé 57, soit 49 de moins. C’est ce qu’on appelle dominer son équipe. On peut aussi dire qu’Ovechkin a joué avec des joueurs ordinaires et qu’il n’a pas eu d’aide de personne pour performer. De son côté, Crosby a amassé 101 points avec une équipe qui a terminé dernière dans l’Est et avant-dernière au classement général (1 petit point seulement de plus que les Blues). On a tenté de donner des ailiers d’expérience au jeune. Des joueurs comme Recchi, Palffy, Leclair sans oublier le grand Mario. Sauf que, le premier a préféré aller gagner la coupe Stanley en Caroline à la date limite des transactions, Mario s’est retiré en début de saison, Palffy a pris sa retraite et Leclair n’était plus l’ombre du joueur qu’il avait été, tellement que les Pingouins ont tenté par tous les moyens de s’en débarrasser cette saison. Bref, il s’est retrouvé aussi mal encadré, sur la glace, que la vedette des Caps. Point à ne pas négliger, Sidney a un an de moins qu’Alexander. On peut dire que l’écart entre les deux, était assez semblable, l’an dernier, avec peut-être un petit avantage pour le Russe étant donné ses statistiques légèrement supérieures. Pour cette saison, Crosby a de meilleures statistiques, on peut même penser qu’il sera de la course pour le meilleur pointeur de LNH, mais Ovechkin s’en tire très bien aussi avec ses 18 buts et ses 35 points. Encore une fois l’écart entre les deux est plutôt mince. Bon assez de chiffres, réfléchissons un peu.

Dans ces discussions interminables, il y a toujours la différence de style qui entre en ligne de compte. Alexander « The Great » est un joueur explosif et un marqueur naturel, tandis que Sid est un fabricant de jeu capable aussi d’offrir du jeu spectaculaire. Encore difficile de trouver un gagnant. Mais, pourquoi trouver un gagnant absolument? Et si le gagnant était le partisan ? L’humain a cette fâcheuse habitude de toujours comparer et de vouloir déterminer un gagnant. Les deux jeunes merveilles offrent du jeu spectaculaire aux partisans de hockey. Les deux offrent du jeu différent, donc pour tous les goûts. La LNH, qui vient de sortir d’un lock-out, avait bien besoin de deux prodiges pour épater la galerie. On peut s’accorder pour dire que les deux joueurs performent à la hauteur de leur talent, peu importe qui est notre préféré. Les langues sales diront que Crosby passe son temps à se plaindre aux arbitres et d’autres qu’Ovechkin n’est pas un grand leader. C’est ce que j’appelle chercher des bibittes. En tant que fan, je me trouve privilégié de pouvoir observer ces deux joueurs aux talents exceptionnels. Il y a longtemps que la LNH n’a compté sur deux joueurs aussi talentueux. Il faut bien remonter au temps de Gretzky et Lemieux.

La semaine dernière, le numéro 8 des Capitals nous en a mis plein la vue avec 3 passes contre les Sens alors que le numéro 87 marquait 2 buts spectaculaire, le premier contre la Floride et l’autre contre les Rangers. Pour une semaine, les rôles étaient inversés; Ovechkin devenait le passeur et Crosby le marqueur. C’est donc dire à quel point les deux sont bons et sont remplis de talent.

En résumé, à quoi bon identifier un gagnant? Donner le crédit à l’un, n’enlève rien au talent de l’autre. Ce soir, je serais devant ma télévision et je vais profiter du bon spectacle que les deux jeunes vont me donner. Je serai donc le grand gagnant. Ça, c’est si ma blonde me laisse regarder le match; l’autre duel qui promet. Mais, je vous le dis, vous manquez tellement rien pour celui-là.

Aucun commentaire: