dimanche 21 octobre 2007

C’est vraiment pas juste!

Coacher dans la LNH, c’est un dur métier, voir même un métier ingrat. Ça, on le savait déjà. On en a eu une autre preuve cette semaine avec le congédiement de Bob Hartley à Atlanta. Chaque année, bon nombre de coachs se font congédier et depuis quelques années, il semble qu’on est de moins en moins patient. Le mois d’octobre n’est pas terminé que déjà un entraîneur se fait indiquer la sortie. L’an dernier, c’est à Philadelphie qu’on a eu la mèche courte alors qu’on congédiait et l’entraîneur et le directeur gérant, tôt en début de saison. Cette année, le DG a été épargné, en fait, il a liquidé son entraîneur avant qui lui arrive la même chose. Pourtant, la majorité des « experts » s’entendent pour dire que si quelqu’un aurait dû payer, c’est bien Don Waddell. Même les fans des Trashers se disent qu’il y a eu erreur sur la personne.

Il est vrai que Bob Hartley était derrière le banc pour l’humiliante élimination en 4 matchs contre les Rangers. C’est aussi lui qui dirigeait alors que l’équipe a commencé la saison avec 6 défaites de suite. Mais justement, il dirigeait et il était derrière le banc. Il n’était pas sur la glace. Ce n’est quand même pas de sa faute si Kovalchuk, Kozlov et Hossa étaient invisibles sur la glace en Avril dernier. Peut-on le blâmer parce que le jeune Lehtonen n’arrêtait pas les rondelles? C’est quand même une partie importante du travaille de gardien de but, faut-il le rappeler ? Il y a aussi l’absence de Hossa, sûrement de la faute à Bob ça aussi. Que ça soit sa faute ou pas, le congédiement de l’entraîneur est souvent la solution la plus simple que l’on prend pour fouetter une équipe qui ne va nulle part. Sauf qu’on aurait pu faire le ménage au 2e étage aussi, question d’être un peu plus juste. Non, monsieur Waddell n’est pas plus responsable de la tenue de ses joueurs vedettes, mais les décisions qu’il a prises depuis la date limite des transactions l’an dernier paraissent plutôt mauvaise aujourd’hui. C’est toujours plus facile de critiquer après, mais il reste que de transiger des jeunes joueurs pour un vétéran joueur autonome, ’est toujours risqué. Particulièrement dans le cas d’une équipe qui n’a pas la profondeur pour assumer la perte du joueur dans l’été qui suit, comme c’était le cas pour les Trashers. Quand ton organisation perd un jeune comme Metropolit et des choix de repêchages pour Tkachuk et qu’en plus, ce dernier retourne à St-Louis, puis, tu envoies un jeune défenseur prometteur comme Coburn pour un Zhitnik vieillissant, tu hypothèques ton avenir et tu cours après le trouble. Mais, ce n’est pas tout ce qu’il y a à la fiche de monsieur Waddell. Déjà que la défensive n’était pas la plus grande force à Atlanta, bien au contraire, l’équipe a dû subir la perte de 3 défenseurs réguliers cet été. La seule réponse que le patron de Bob Hartley a trouvée à ces départs, c’est Ken Klee. On comprend maintenant un peu mieux pourquoi les Trashers ont débuté la saison avec une fiche horrible de 0 victoire et 6 défaites. Peu importe qui aurait été derrière le banc, l’équipe aurait connu un début de saison difficile et même avec Waddell derrière le banc, les résultats ne seront guère mieux. La raison est simple, personne ne peut gagner si on n’a pas les outils. Présentement, le meilleur coach au monde arriverait à Atlanta qu’il ne pourrait pas faire de cette formation une équipe gagnante. Donc, si on voulait trouver un coupable pour ces pauvres résultats, il fallait regarder sur la glace et au 2e étage. Puis comme le dit le vieux cliché, on ne peut pas congédier 23 joueurs, alors c’est monsieur Waddell qui aurait dû payer. Remarquer que lorsqu’un DG paye, en général, l’entraîneur suit, mais on moins on aurait eu un peu plus un sentiment de justice.

Bob Hartley a été traité de façon injuste. Tout comme le disait Calimero, Bob pourrait crier : « C’est vraiment pas juste! » Et ce n’est pas seulement à cause de sont congédiement. Même l’an dernier, alors que l’équipe allait bien, on ne lui avait toujours pas offert de prolongation de contrat. Cette année on ne lui donne aucune munition et on le sacrifie tout en épargnant celui qui ne lui a pas donné les outils nécessaires. Bon, à côté de Claude Julien avec les Devils l’an dernier, on pourrait presque dire que Bob a été traité avec classe, mais reste qu’il y a eu erreur sur la personne cette semaine à Atlanta. Malheureusement, ce genre de traitement fait partie du métier d’entraîneur. Les personnes qui font ce travaille le savent et en général, ils l’assument. Par contre, même s’ils l’acceptent, ça ne veut pas dire qu’on reçoit ce genre de traitement avec le sourire. On serait en beau maudit pour moins. Malgré tout, la majorité des entraîneurs acceptent de retourner derrière le banc d’une autre équipe sachant très bien qu’ils seront congédiés tôt ou tard et injustement la plus part du temps. J’imagine qu’il faut aimer sa job, j’imagine que c’est de la passion.

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