Comment c’est passé votre semaine? On s’en fou, on veut savoir comment s’est passé celle du Canadien. Le Tricolore a disputé 2 matchs seulement, soit un contre les Leafs samedi et l’autre contre Pittsburgh, mercredi. Résultat, une victoire et une défaite en prolongation. Contre Toronto, samedi dernier, le Canadiens jouait bien, même qu’il contrôlait la situation alors qu’il menait 3-1. Mais, les Leafs avec Sundin et Ponikarovski en tête sont revenu de l’arrière et en prolongation, Kaberle a donné la victoire à son équipe avec un but en avantage numérique. Pourtant la troupe de Carbonneau avait aussi bénéficié de quelques avantages numériques, mais ils ont été incapables d’en profiter. Déjà les langues sales rappelaient la perte de Souray. Ce sont les mêmes personnes qui s’énervaient le match auparavant alors que l’équipe avait inscrit 3 buts en supériorité numérique. Ces mêmes langues sales qui louangeaient le travaille de Huet contre les Hurricanes, l’ont crucifié pour son erreur derrière le filet qui a permis à Toronto de resserrer l’écart à 3-2 en fin de 2e période. Malgré tout, le Canadien récoltait un point, mais un peu déçu parce qu’il aurait pu en récolter deux.
Mercredi, c’était la rentrée de Price contre les Penguins et Sidney Crosby. Le jeune a été brillant dans une victoire de 3 à 2 de son équipe. Markov a encore été excellent récoltant 1 but et 1 passe et on a plus vu Plekanec qui jouait sur le 2e trio, pour ce match. Il a lui aussi récolté 1 but 1 passe. Malgré le brio de ces deux joueurs, c’est Price qui a surtout attiré l’attention. Il a effectivement effectué plusieurs gros arrêts, notamment lors des nombreux désavantages numériques en 1ère et 2e période. Crosby, Recchi, Malone ou Malkin, Price ne voyait aucune différence et les a tous stoppés à un moment ou un autre. On peut parlé d’une très belle entré pour le jeune gardien, mais est-ce que les médias en n’ont pas beurré épais avec Carey Price, cette semaine?
On s’énarve avec Price
La sortie de Claude Legault la semaine dernière (il s’en est pris au journalistes qu’il trouvait trop hystériques et même aux fans qui critiquent de façon exagéré) a permis de faire prendre conscience à quelques personnes qu’on exagérait peut-être un peu. Il y en a qui se défendent et qui crient haut et fort, belle contradiction, que c’est faux, que ce n’est pas pire qu’ailleurs, Sauf, qu’en lisant les journaux après la victoire de Price mercredi, il y en a quelques-uns qui ont dû se dire que le comédien n’avait pas tort.
Effectivement, lors qu’on lit un peu partout les comparaisons avec Dryden et Roy, non les journalistes ne sont hystériques, ils sont complètement fous. Je ne demande pas mieux que Price soit le joueur de concession que plusieurs croient qu’il sera, je dirais même que j’ai confiance qu’il le sera, mais on peut peut-être lui donner le temps de le devenir. Pas lui donné le titre à cause de statistiques ridicules comme il a gagné son premier match dans la LNH contre Pittsburgh comme Roy et Dryden. Wow, ça c’est un gage de succès. À côté de ça, ses victoires aux championnats juniors et la conquête de la coupe Calder ne veulent plus rien dire. Non, mais on parle de coïncidence ici et non d’indice suprême que le kid va devenir une vedette. Tant qu’à ça, peut-être qu’il porte les mêmes caleçons que Terry Sawchuck aussi, alors il va sûrement connaître le même genre de carrière. N’importe quoi.
La position de gardien de but est déjà particulière, mais à Montréal, comme dans plusieurs autres domaines dans le hockey, c’est toujours quelques coches de plus. Je ne sais pas si c’est parce que plusieurs grands gardiens de but ont joué pour le Canadien, mais les partisans mettre beaucoup de pression sur eux. Depuis le départ de Patrick Roy en 95, on dirait que les partisans n’acceptent pas d’avoir un gardien moins bon. Roy est considéré parmi les 3 meilleurs gardiens de l’histoire, si ce n’est pas le meilleur et il a quand même eu droit à sa part de critiques. Je ne parle pas de critiques sur son caractère ou sur son comportement hors glace, mais bien sur ses performances devant le filet. Autant les critiques viennent vites, autant l’enthousiasme et les compliments arrivent tout aussi rapidement. Dans les deux cas, l’effet n’est pas tellement bon, à moins d’avoir la tête bien encrée sur les épaules. D’ailleurs la bonne nouvelle, c’est que Price est d’un calme désarmant face à la situation. Il fallait le voir répondre aux questions du troupeau de journaliste amassé devant lui. Il devra conserver cette attitude s’il veut continuer de bien performer sur la glace.
Je n’ai rien contre l’enthousiasme des partisans, ou même des journalistes, mais on pourrait peut-être le faire de façon un peu plus rationnelle. Alors messieurs et mesdames, respirer par vos deux trous de nez, prenez votre gaz égal, n’oubliez pas votre Ritalin et ensuite, vous pourrez ensuite vous réjouir des prouesses de Price. Sérieusement, la passion c’est bien, mais ce n’est pas une raison pour perdre la carte. Alors, on se calme le pompon sans pour autant arrêter d’encourager notre équipe. Ils en auront besoin pour le match d’ouverture face aux Hurricanes, puis les Panthers mardi et surtout jeudi, à Ottawa, contre les Sénateurs.
Ce soir, on a Huet devant le filet, mais qui sera le gardien mardi? Ah, que serait une saison du Canadien sans ses controverses autour du gardien de but?
À la semaine prochaine!
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