mardi 9 janvier 2007

L’arbitrage de la nouvelle ligue nationale

Critiquer l’arbitrage fait parti des mœurs du partisan de hockey. C’est ce qu’on apprend avant même de patiner ou presque. Bien loin de moi l’idée de critiquer l’enrayement de l’accrochage. Et je souhaite encore bien moins revenir à ce qu’on avait comme arbitrage avant le lock-out. Sauf que je me questionne sur l’attitude adoptée par nos joueurs en chandails rayés préférés. Où veulent-t-ils en venir? Leur but semble d’éliminer complètement l’accrochage, voir même faire disparaître complètement l’habitude des joueurs de la LNH qui songeraient encore à étirer le bâton. Est-ce la bonne façon? Réfléchissons-y!

Comme je le disais, je suis contre l’accrochage. Je suis le premier à applaudir les énormes progrès que la LNH et ses dirigeants ont fait l’an dernier. Enrayer complètement l’accrochage, pas de problème. Par contre, je trouve qu’on tombe dans l’excès inverse. Il faudrait être aveugle pour ne pas remarquer les changements drastiques de comportement des joueurs depuis le retour au jeu l’an dernier. Surtout si on compare avec le jeu avant l’arrêt de travaille. Il ne suffit que de regarder les «anciens» matchs ou les attaquants traînaient littéralement leurs adversaires sur leur dos ou accroché à leur chandail. Maintenant, votre palette accroche, que dis-je, effleure à peine le bras ou la hanche du joueur adverse qu’on vous envois au cachot. On a crié pendant des années que le spectacle souffrait à cause de l’accrochage, mais on n’a jamais dit qu’on ne voulait plus que les joueurs se touchent. Il faut croire qu’on a entendu nos cris, mais ils n’étaient pas assez clairs. Va-t-il falloir crier encore, mais cette fois pour leur dire d’arrêter d’exagérer? Parce que le spectacle en souffre encore. Quand je vois un joueur qui arrive en pleine vitesse, mais qu’on lui touche au bras sans pour autant l’arrêter ou même le ralentir et qu’on appelle une pénalité, je pète ma coche. On n’a pas empêcher l’attaquant de faire son travaille, s’il se trouve l’équipe aurait pu avoir une ou plusieurs chances de marquer si on n’avait pas arrêter le jeu. Le travaille des défenseur ou des attaquants en replies est de plus en plus difficiles, ils n’ont plus d’option. La LNH veut devenir plus offensive et je n’ai pas de problème avec ça. Mais pas au point de ne plus laisser les défensives faire leur boulot. De toute façon il y a tout de sorte de moyen d’empêcher l’offensive de s’exprimer. On en a eu un bel exemple dimanche dernier d’une équipe qui n’accroche pas mais qui réussi à limiter les chances de marquer. Le spectacle était horrible. Aucun échec avant et que des joueurs qui attendent leurs adversaires dans leur zone à la ligne bleue. Que croyez-vous qui va se passer chez les équipes qui n’ont pas assez de vitesse pour se replier? Ils vont emprunter la méthode des Devils. On ne prend pas de punitions et on peu couvrir nos hommes, alors pourquoi pas? C’est la victoire qui compte après tout. Pas sûr que c’est ce qu’on veut chez les dirigeants de la LNH. C’est pourtant ce qui pourrait très bien arriver.

Des règlements stupides

Les changements qu’on a apportés aux règlements en 2005 sont en générale bénéfique pour le hockey, mais pas tous. Certains sont carrément inutiles, voir même complètement stupides.

La zone des gardiens. Je n’ai plus vu aucune pénalité décernée à un gardien pour avoir manipuler la rondelle en-dehors de la zone permise depuis Théo au début de la saison dernières. De plus, on favorise le «dumping» avec cette règle. Notez comment les joueurs sont habiles pour envoyer la rondelle dans le coin où le gardien ne peut pas aller. On empêche aussi les gardiens habiles comme Brodeur et Dipietro de relancer l’attaque de leur équipe rapidement et ainsi créer des occasions de marquer. Avec l’élimination de la ligne rouge, un gardien habile avec la rondelle peut tenter la bombe; on le voit pendant les avantages numériques, mais c’est tout. Pendant les championnats juniors j’ai remarquer comment l’attaque du Canada était souvent relancer par Price, un gardien habile autour de son filet, qui pouvait profiter de l’absence de ce règlement au hockey international.

La rondelle chez les spectateurs. Les Sabres de Bufallo n’ont pu aller en finale de la coupe Stanley parce qu’un de leur défenseur a rejeté la rondelle un peu trop rapidement et elle s’est retrouvés dans la foule. Bon ce n’est pas la seule raison, mais c’est un facteur important. Qu’on veule diminuer les dégagements, j’ai rien contre, mais pourquoi ne pas appliquer le même règlement que lorsqu’il y a dégagement refusé. Entre vous et moi, le résultat est le même, le jeu est arrêté. Pourtant on ne punit pas l’équipe qui a fait ce dégagement. Alors, appliquons le même règlement, mise au jeu à la gauche ou la droite du gardien sans changer les joueurs qui étaient sur la glace.

Le bâton qui brise. Voilà le plus ridicule de la gang. Quand j’ai commencé à jouer au hockey, on m’a dit qu’un bon jeu défensif à faire, c’est de frapper sur son bâton lorsque la rondelle arrive ou lorsque le joueur arrive avec la rondelle. «Ne touche pas au joueur, mais occupe toi de son bâton», qu’on me disait. J’ignorais qui fallait aussi que j’analyse les composantes de son bâton par contre. Puisque, maintenant, si je casse le bâton de l’adversaire, j’ai une punition. Alors, Souray peut dormir en paix personne n’osera frapper son bâton pour l’arrêter, puisqu’on est sûr qu’il va se fracasser. Était-il possible de donner un critère plus aléatoire pour imposer une pénalité pour cingler? Je pense que non.

Que ce soit l’accrochage, l’obstruction, les dégagements dans la foule ou les bâtons qui brisent, je remarque une chose en commun. Les arbitres n’ont pas le droit de se servir de leur jugement. On leur a donné des critères strictes et précis, mais pas toujours logiques. C’est le même principe que lorsqu’on refusait les buts parce que quelqu’un avait un demi patin dans la zone du gardien. Parfois, le joueur n’avait même pas rapport dans le jeu. On s’est rendu compte que ça n’avait pas de bon sens et on a donné du jeu aux arbitres, du jugement. On s’est rendu à l’autre extrême alors que les joueurs embarquait carrément sur les gardiens, mais on est en train de s’ajuster pour le mieux ou presque. Il y a encore des automatistes comme dans l’accrochage. Koivu l’a appris à ses dépends contre Washington. Si on ne veut plus que les arbitres prennent des décisions, qu’on nous mettre des robots, ce n’est pas compliqué, n’importe qui peut appeler une punition quand il voit un bâton toucher le bras ou la hanche de l’adversaire. Mais un arbitre, un vrai, peut juger et voir que l’adversaire a accroché et a empêcher le joueur de faire sa job. Je ne dis pas que j'ai la solution. Si on donne de la latitude aux arbitres, il va y avoir des erreurs, mais au moins on n’aura pas le droit à la comédie qu’on nous offre présentement. On a crié parce que les arbitres refusaient de prendre des décisions et de donner des punitions et maintenant, ils n’en prennent toujours pas, ils agissent sans réfléchir. Un milieu SVP.

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