dimanche 13 janvier 2008

Mike Ribeiro : Non, je ne regrette rien

Il y a longtemps que je n’avais pas écrit. En fait, c’était en 2007. J’étais donc plus que dû. Les sujets pleuvent dans le monde du Hockey en ce début d’année 2008. Les fameux matchs du 23 décembre, les succès du Canadien sur la route leurs insuccès à la maison, Huet et Price, les jeunes recrues de nos glorieux, le contrat d’Ovechkin, le match des étoiles, les rumeurs d’échanges et biens d’autres. Malgré tous ces sujets, une nouvelle sur RDS, qui me laisse plutôt froid, m’a donné envie de vous jaser de notre bon ami Mike Ribeiro. Disons le tout de suite, je ne suis pas un grand fan de Ribeiro. Je n’ai jamais questionné son talent, mais plutôt son étique de travaille et son attitude. Si vous n’avez pas visité RDS.ca ce matin, sachez que Stéphane Quintal a déclaré que le Canadien avait dû choisir entre Koivu et Ribeiro puisque les deux ne s’entendaient pas. C’est ce qui explique le départ de Mike. Je me questionne un peu sur cette affirmation. Je ne doute pas qu’il y avait des frictions entre les deux, mais est-ce la raison principale? Et comment Quintal peut savoir la raison exacte de la transaction? Il ne faisait plus partit de l’organisation depuis plus d’un an lorsqu’elle a eu lieu. Étrange quand même. Je n’irai pas jusqu’à dire que la transaction de Mike Ribeiro est une bonne transaction. Il faudrait que je sois vraiment de mauvaise foie. Après tout, Ribeiro connaît la meilleure saison en carrière, alors que Niinimaa a connu une saison désastreuse et il joue en Suisse cette année. Si je ne suis pas surpris de la qualité des passes de Mike- j’ai toujours reconnu ses talents de fabricant de jeux- c’est la quantité de buts qu’il a marqué cette année qui m’étonne. Il marquera certainement plus de 30 buts et peut-être même 40. Je l’avoue, je suis surpris.

Même si Gainey aurait pu obtenir mieux, je ne regrette pas du tout Ribeiro. C’est un joueur qui ne donnait pas toujours l’effort, il allait rarement dans le trafic, voir jamais, il se plaignait de son utilisation et il était arrogant. Je n’ai rien contre l’arrogance en général… quand on produit. Patrick Roy était arrogant et il l’est encore, mais c’est un des plus grand gardien de l’histoire de la LNH et il a 4 coupes Stanley en arrière de la cravate. Ti-cul Mike a fait quoi dans cette ligue? Il n’a même pas encore 100 buts, il n’a jamais vu plus loin qu’une 2e ronde en série. Alors quand je le vois avec sa face de porc frais en entrevue à RDS, ça m’écoeure royalement. Il a quand même atteint une belle maturité à Dallas qu’il n’aurait probablement jamais atteints ici. Et même avec cette maturité, je doute qu’il aurait pu amener le Canadien à un niveau supérieur. J’ai même encore un doute qu’il puisse le faire avec les Stars. J’ai bien hâte de le voir dans les séries éliminatoires. S’il le fait, alors là j’admettrai que la transformation est vraiment complète. D’ici là, je demeure sceptique.

On appris aussi que les Stars lui avait donner un contrat de 5 ans, pour une valeur de 25 millions. Je n’aime pas Mike Ribeiro, mais je ne lui souhaite pas de malheur. Alors, je suis content pour lui que ça aille bien à Dallas et qu’il ait obtenu un gros contrat. Je ne regrette juste pas son départ de Montréal. Je crois qu’en fait, c’était la meilleure chose qui pouvait arriver pour les deux parties. Après tout, le départ de super Mike, a permis l’éclosion d’un Plekanec. Et de voir sa face de « frappé » une seule fois par année est, pour ma part, la meilleure nouvelle qui soit.

dimanche 9 décembre 2007

Mon évolution, comme partisan

La semaine a été tranquille dans la LNH. Toujours pas de transaction, pas de coup d’éclat et le Canadien qui connaît des difficultés. Alors, j’ai pensé me livrer à vous, cette semaine. Et oui, je vais vous parler de moi. Alors, les plus curieux vont rester, mais les autres ont déjà arrêté de me lire. Ils ont tords pourtant. Je ne vais pas vous parler de mes couleurs préférées ou de mon plat favori, mais plutôt de mon évolution en tant que fan de hockey.

Il y a un peu plus de 8 ans, quand j’ai commencé à fréquenter la femme qui partage ma vie présentement, j’avais décroché du hockey. La raison était simple, le Canadien connaissait ses pires années. La grande période noire qui a suivit les départs de Roy, Turgeon, Damphousse et Recchi. Je n’écoutais presque plus le hockey à ce moment là, si ce n’est que quelques matchs ici et là. Ma blonde était heureuse, elle venait de mettre la main sur un gars qui n’écoute pas vraiment le hockey, donc qui n’allait pas monopoliser ses samedis soirs par la soirée du hockey avec Claude Quesneville. Un gros plus quoi. Pauvre elle, si elle avait su que c’était une supercherie qui allait disparaître 2 ou 3 ans après notre rencontre, elle aurait peut-être fuit à tout vitesse.

C’est effectivement ce qui s’est produit. Non, elle n’a pas pris la fuite, j’avais d’autres qualités et d’autres arguments convainquant pour la garder vous savez. Mais, je me suis remis au hockey. Les principaux responsables sont Michel Therrien, Guy Carbonneau, André Savard et un certain José Théodore. Surprenant le dernier, mais soyons honnête, Théo a ramener plusieurs amateurs de Montréal au Centre Bell et à Claude Quesneville. Malheureusement, surtout pour José, ça s’est mal terminé.

Mais revenons à moi. En 2002, le Canadien font les séries pour la première fois depuis belle lurette. C’est non sans difficulté qu’ils éliminent les Bruins pourtant premier dans l’Est. Je redeviens l’enfant qui s’exclame devant les victoires de son équipe. J’ai des frissons de voir les gens célébrer la victoire de leur équipe. Pourtant ce n’est qu’en première ronde. Sauf qu’avec la joie pour la victoire vient aussi la frustration dans la défaite. C’est mon côté « Dark Side » que ma blonde allait bientôt découvrir. Après une défaite dans la série contre les Hurricane dans la 2e ronde, ma blonde entre de travaillé et s’assoit à mes côtés. Devant ma face d’air bête où la déception se lit très très bien sur mon vissage. Elle tente de me remonter le moral. Mauvaise idée. Elle tente un faible: « Ils vont se reprendre et gagner la prochaine ». Vous n’avez pas idée à quel point j’ai pu lui lancer un regard noir. Tout en ajoutant de façon très bête : « Est-ce qu’il y a d’autre niaiseries que tu veux me dire?! » La soirée a été très longue puisque j’ai eu cette aire là toute la soirée. Ce que je peux être désagréable. Autant je suis en extase, de bonne humeur, drôle quand on gagne, autant je suis bête, de mauvaise humeur et méchant quand on perd. C’est le partisan que j’ai été jusqu’à l’an dernier je dirais. Et non, ma blonde ne m’a pas quitté pour autant. Les arguments dont je parlais un peu plus haut devaient être très convaincants.

Depuis l’an dernier, je me suis calmé… un peu. Je m’en fais toujours pour mon équipe et j’ai de la misère à accepter la défaite. Sauf que j’essaye de passer à autre chose un peu plus rapidement. Par exemple, l’an dernier, après la défaite crève cœur lors du dernier match contre les Leafs, ce qui privait le Canadien d’une place en série, ma conjointe a eu droit à une soirée plus agréable que lors de la défaite contre les Canes, 5 ans plu tôt. Comme quoi on évolue, même comme fan de hockey. Oh j’étais déçu et frustré par cette élimination, mais j’ai eu besoin d’une petite demie heure tout au plus pour m’en remettre. Pas mal hein? Ceux qui ne s’intéressent pas vraiment au hockey ou pas autant que moi, trouve déjà que c’est trop. « Ce n’est que du hockey! » me diront-ils. C’est vrai, sauf que pour moi c’est une passion. Une passion qui a eu ses hauts et ses bas depuis que je regarde ce sport, mais qui a repris depuis 5 ans et qui ne semble pas vouloir s’essouffler. Elle évolue, comme je disais, mais elle reste là. J’aimerais moins m’en faire des fois quand j’écoute le hockey, ce serait meilleur pour mon cœur, mais en même temps j’éprouve une certaine fierté d’être aussi passionné. Pour ceux qui trouvent que je prends trop ça à cœur, je vous suggère de remplacer le hockey par quelque chose que vous aimez beaucoup, une véritable passion. Je suis convaincu que vous trouverez des comportements similaires aux miens. Même que ma petite demie heure de tantôt sera bien minime comparé à certains d’entre vous. Ça semble toujours ridicule quand c’est quelque chose qui ne nous intéresse pas, mais quand ça nous touche, quand ça de l’importance pour nous, c’est bien différent.

Pour ma part, je n’ai pas l’intention d’arrêter de « tripper » hockey. Peut-être y aller un peu plus mollo, ne serait-ce que pour ma santé. Et même si le Canadien m’amène plus de déception présentement, qu’ils me font rager devant mon écran et que j’ai même l’impression de perdre mes soirées à les regarder, je reviens quand même. Je suis une vraie femme, je suis comme la mienne. C’est vrai! Malgré toutes mes sautes d’humeur, elle me revient toujours. Que voulez-vous, je suis si exceptionnel.

Bonne semaine et à la semaine prochaine!

dimanche 2 décembre 2007

Une grosse rencontre, peu de changement

Cette semaine, les gros bonnets de la LNH se rencontraient pour discuter. La réunion des gouverneurs qu’on appelle. Au menu, entre autres, le calendrier, la baisse du nombre de but et les transactions. Vous avez remarqué que rien n’est ressorti sur l’arbitrage alors que plusieurs s’accordent pour dire qu’il y a un petit relâchement de ce côté. Mais, je vous en ai parlé la semaine dernière, alors, passons à autres choses. Revenons plutôt sur les trois éléments qui ont été abordés.

Durant cette rencontre, les gouverneurs ont décidé de revenir à l’ancien calendrier. Donc, fini les 8 rencontres contre les équipes de notre divisions et on pourra désormais voir toutes les équipes à chaque saison. Il est désolant d’apprendre que Calgary, Edmonton et Vancouver pourront voir, cette année, pour la première fois, Sidney Crosby alors que ce dernier en est à sa 3e saison. On peut se réjouir qu’une telle situation ne se répètera plus avec les modifications aux calendriers. Les dirigeants ont finalement compris qu’il ne réussirait pas à créer une rivalité entre Détroit et Columbus même si les deux équipes s’affrontaient 82 fois dans une saison. Il n’avait qu’à lire mon blogue l’an dernier pour le savoir. On ne créé pas une rivalité juste parce qu’on affronte la même équipe 8 fois. Ils faut des éléments déclencheurs, il faut que les deux équipes s’haïssent un peu et il faut que la compétition soit à sont plus haut niveau aussi. Bref, une rivalité prend rarement forme pendant la saison régulière. Mais bon, arrêtons de chialer puisqu’ils ont pris la bonne décision. Le seul changement en fait durant cette réunion.

Brian Burke, le grand patron des Ducks, avait lancé l’idée de faire des modifications à la convention pour faciliter les échanges dans la LNH. Il proposait que les équipes puissent payer une partie du salaire d’un joueur transigé. Rendons nous à l’évidence, avec le système économique actuel dans la LNH, il est pratiquement impossible de transiger. D’ailleurs, depuis le retour de la LNH il y a 3 ans, nommez moi une transaction contenant des joueurs importants et qui s’est produite dans les premiers mois de la saison. Vous savez une vraie transaction qui a de l’impact et qui n’arrive pas juste dans la période de la date limite des transactions. De mémoire, je n’ai que celle qui a envoyé Joe Thornton à San José et on dit que c’est une des pires transactions de l’histoire de la ligue. Ça n’encourage pas trop les directeurs gérants à bouger. Certains diront que c’est de la faute des DG eux-mêmes s’ils ont encore donné des trop gros contrats et qu’ils se sont rendus à la limite du plafond salariale. C’est en grande partie vraie, ces derniers ont encore tirer sur l’élastique jusqu’au maximum ou presque. La hausse du plafond salarial qu’on prévoit pour l'an prochain n’aidera pas trop. Sauf que des transactions, c’est toujours intéressant à voir et ça augmente l’intérêt des partisans. On aurait pu essayer de trouver une solution pour en voir un peu plus. Si la seule façon d’améliore son équipe c’est les joueurs autonomes et le repêchage, ça pourrait devenir un peu ennuyant.

Puis, on s’inquiète un peu du nombre de but qui baisse cette année. On se réconforte un peu en se disant que le spectacle est encore bon. Pourtant il existe encore des matchs somnifères. Des matchs ennuyants, moins de but, il n’y a sûrement aucun lien avec l’arbitrage qui se relâche. Si on marquait plus de but il y a 3 ans, c’est qu’on ne tolérait rien chez les arbitres, donc les joueurs se faisait moins accrocher et en plus il y avait plus d’avantage numérique. C’est déjà un indice. Il faut aussi accepter quelques petits trucs comme amateurs ou comme observateur. D’abord, les gardiens sont de plus en plus bons; on a amélioré beaucoup la qualité de ce côté. Ensuite, les entraîneurs veulent gagner et si on a moins de talents on va se pencher du côté de la défensive. Il y a toujours un moyen de s’améliorer en défensive peu importe les modifications de règlements. Ce serait bien si les entraîneurs pouvaient se forcer autant sur l’offensive. Malheureusement, l’offensive est toujours un peu plus difficile à enseigner. Le talent brut ne s’apprend pas en entraînement. Kovalev ne peut pas montrer comment manier la rondelle à Kostopoulos. D’un autre côté il faut aussi accepter que le jeu défensif fait parti du hockey. Je suis d’accord pour dire qu’il faut un bon mélange des deux, mais tout comme il ne faut pas tout mettre sur la défensive il ne faut pas non plus uniquement penser à l’offensive. Il est faut de dire qu’on regarde le hockey que pour les buts. C’est certes une partie importante de ce sport, mais c’est aussi beaucoup plus que ça. Et dans ce beaucoup, il y a le jeu défensif. Malgré tout, il y avait des raisons de se pencher sur la baisse de but. Personne ne veut revenir au hockey du temps avant lock-out. Il faut donc redresser la situation avant qu’elle empire. Je n’ai pas nécessairement la solution, mais je crois qu’on devrait d’abord regarder du côté de l’arbitrage. Ce serait déjà une bonne idée; sans nécessairement augmenter de beaucoup le nombre de but, il y aurait déjà une amélioration au niveau du spectacle. Ensuite, il y a quelques idées qui ont été lancer, mais aucunes ne risque de se produire selon moi. Il y a les dimensions de patinoires qui pourraient donner plus d’espace, mais les propriétaires n’accepteront jamais de perdre des places dans les estrades; vous touchez à leurs poches, alors oubliez ça. Puis on parle de diminuer le nombre de joueurs en uniforme; donc moins de dilution de talent en plus de l’élément fatigue qui entre en ligne de compte. Cette fois, c’est l’association des joueurs qui va crier. La seule idée qui aurait peut-être une chance, c’est celle qui propose qu’une pénalité devrait être servit jusqu’au bout qu’il y ait but ou pas. C’est étrange que celle-ci n’est pas encore passé puisque c’était ainsi que ça se passait avant. Et là ma mémoire me fait défaut car je ne me souviens plus si c’est à cause des Canadiens des années 70 ou des Oilers dans les années 80 qu’on a modifié ce règlement. Peu importe, car on devrait revenir à comme c’était avant. Certains vont jusqu’à dire qu’on ne devrait pas donnée le droit, à l’équipe qui se défend en infériorité numérique, de dégager. Je trouve le tout un peu dur, mais il est vrai qu’il est bizarre de donner un avantage à une équipe punie. Ces deux modifications pourraient aider pour le nombre de but, mais je ne suis pas sûr que le spectacle s’améliorerait pour autant. Bref, beaucoup de solutions, mais on ne semble pas bouger du côté de la LNH. Si au moins on pouvait compter sur eux pour au minimum revenir à l’arbitrage d’il y a 3 ans.

Un petit mot sur nos Canadiens
Triste spectacle hier alors que nos Glorieux ont bousillé une avance de 3 buts en 3e période pour finalement perdre en tir de barrage. L’équipe connaît des moments plus difficiles et les critiques et la panique revient donc au front. Les « experts » sont fiers de sortir leur « je vous l’avait dit ». Ils ne sont pas contents parce qu’ils souhaitent du malheurs aux Canadiens, mais ils sont fiers de voir qu’ils ont raisons. Ils n’ont pourtant pas étaler leur étonnement en début de saison alors que l’équipe jouait bien, pas juste gagner là, mais bien jouer. Ils préféraient dire qu’ils attendaient voir si la situation allait durer. Comme ils sont de mauvaise foie. Et bien, je ferai comme eux moi. À la différence que je vous avouerai que l’équipe joue mal présentement et même comme une équipe qui ne veut pas faire les séries. Mais je crois encore sincèrement aux chances du Canadien de faire les séries cette année. Il est vrai que nous n’avons pas toutes les ressources et qu’on n’aura besoin d’aide, mais je crois que plusieurs solutions se retrouve déjà dans le vestiaire. Nous ne sommes pas la seule équipe qui a des difficultés. En fait, des 8 équipes qui font les séries actuellement, seul 3 formations peuvent dire que tout beigne dans l’huile : les Bruins, les Devils et les Rangers. Parce que pour les Sénateurs, les Hurricanes, les Flyers, les Islanders et les Canadiens on ne peut pas dire que tout va bien, au contraire. Avec un classement aussi serré, bien malin est celui qui peut prédire qui sera des séries et qui en sera exclu avec certitude. Le Canadien n’est pas une exception.

À la semaine prochaine!

dimanche 25 novembre 2007

L’arbitrage : un débat éternel

J’ai reçu la semaine dernière une demande spéciale par courriel. Tonton Alain voulait que je traite de l’arbitrage. Vous voyez que dans la famille on a le sens de la nouvelle, puisque l’arbitrage a fait jaser cette semaine, particulièrement dans le match de vendredi entre le Canadien et les Sabres. Sans rien enlever à mon cher oncle, il faut dire que l’arbitrage dans la LNH fait parler d’elle chaque année. Mais, rendons lui ce qui lui revient; le timing était excellent.

Sur ce blogue, l’an dernier, j’avais fait part de mon désaccord sur certaines facettes de l’arbitrage. Rien n’a changé. Pas que je m’attendais que mon commentaire se rendre jusqu’aux oreilles de Stephen Walcom ou de Gary Bettman, mais non seulement il n’y a pas d’amélioration, mais ça semble se détériorer avec le temps. Oh je commence à me faire à l’idée qu’un joueur ne peut pas effleurer aussi légèrement soit-il le bras, la hanche ou le bâton d’un adversaire. Qu’un joueur soit punit parce qu’il lance la rondelle chez les spectateur, mais on ne dit rien quand ça se produit en zone neutre ou adverse me décourage encore (je ne trouve pas que ça mérite une pénalité). Et je trouve encore ridicule la punition pour cinglé lorsqu’on brise le bâton de son adversaire. Je ne suis toujours pas d’accord avec ces règlements, mais je m’y fait et je vies avec. Sauf qu’on commence à laisser passer des infractions plus flagrantes chez nos amis zébrés. Je parle d’accrochage évident ou d’obstruction tout aussi flagrant. J’accepte qu’on sévisse sur les accrochages qui en sont plus ou moins (bâton à la hanche), mais si on laisse passer celles qui sautent aux yeux, ça ne tient plus. Quel est le message qu’on lance aux joueurs? Vous ne pouvez pas effleurer votre adversaire avec votre hockey, mais le faire chuter sur la patinoire, ça peut être tolérer. Complètement illogique! Suis-je en train de parler de logique et d’arbitrage moi?

Bon, j’exagère un peu. La LNH a fait des progrès même si je trouve qu’il y a place à l’amélioration. Sauf qu’on doit demeurer prudent si on ne veut pas reculer en arrière de 3-4 ans. Tout le travaille qu’on a fait en étant sévère, trop parfois, pourrait être effacer en peu de temps. Une mauvaise habitude ça se reprend vite lorsqu’on nous en donne l’occasion. Les joueurs sortaient de moins en moins le crochet puisqu’on savait que même si on touchait presque pas l’adversaire on allait être punit. Sauf que s’ils s’en sortent en accrochant de façon flagrante, l’habitude pourrait bien revenir. Il serait dommage que l’on ait eu à subir toutes ces pénalités pour en revenir au hockey avant lock-out. C’est ce qui risque de se produire si les hommes en chandail rayés ne se démêlent pas.

Parce qu’ils sont mêler et les joueurs et les organisations le sont aussi. On ne sait plus ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas. Komisarek était sûr d’avoir fait le bon jeu vendredi en harponnant la rondelle d’abord, mais on lui a donné une pénalité qui a coûté le match à son équipe. Dur de garder son calme dans ces moments. Effectivement, l’arbitrage nous achale plus lorsqu’on perd; ce qui est le cas pour le Canadien présentement. Sauf que le problème est général et il est là depuis le début de la saison. On appelle des pénalités qui n’en sont pas, on en laisse passer et on a un sérieux problème à gérer les contacts avec les gardiens de but. De tous les problèmes sur l’arbitrage, ce dernier est sûrement le plus fréquent. On accepte des buts qui ne devraient pas l’être et on en refuse des bons. J’ai vu dans un match Sens-Leafs deux buts avec deux contacts semblables avec le gardien. Et quand je dis semblables, je dis presque identiques, un joueur qui fonce au filet, le gardien fait l’arrêt, le joueur rentre légèrement en contact avec le gardien, l’autre joueur saisit le retour et marque. Deux fois le même jeu, mais deux décisions différentes. Un but refusé et un accepté. Pas facile de savoir ce qui est légal et ce qui ne l’est pas. Dans un autre match, j’ai vu le but le plus stupide de ma vie. Marc-André Fleury avait un joueur des Devils assit sur lui dans le fond du filet, puis un joueur des Devils a finalement trouvé la rondelle pour la mettre dans le filet. Et bien sachez mes amis que ce but a été accepté. La raison, le défenseur des Pingouins avait poussé le joueur sur son gardien. Après reprise, le joueur a bel et bien été poussé, mais on est loin d’un double échec ou d’une mise en échec, le joueur fait son boulot en tentant d’enlever l’attaquant de devant le but, mais ce dernier tient à continuer son mouvement vers le filet et se retrouve sur le gardien. En aucun moment, le joueur des Devils tente d’éviter le contact, au contraire. On a arrêté de donner des pénalités pour obstruction sur le gardien lorsqu’on poussait le joueur parce que les défenseurs faisaient par exprès pour que leur adversaire soit punit. Sauf qu’en ne sévissant jamais, le phénomène contraire se produit et les attaquant s’amène à toute vitesse sachant qu’il ne seront pas punit parce qu’un défenseur tentera de les stopper et le contact les poussera sur le gardien et on n’appelle jamais de pénalité dans ces cas là. Voyez qu’on ne gagne jamais lorsqu’on applique des règlements par des automatismes. Avant on avait un demi patin dans le demi-cercle et le but ne comptait pas et maintenant il n’y a pas de pénalité lorsqu’il y a contact avec le défenseur. Pas de danger qu’on laisse l’arbitre se servir de son jugement, ce serait bien trop dangereux. En fait, on a privé tellement les officiel de leur jugement pendant un match de hockey qu’ils ne sauraient même plus comment s’en servir.

Voilà bien des critiques et biens des problèmes. Plusieurs personnes influentes lances des idées, des solutions, mais on ne semble pas écouter plus qu’il faut chez les officiels. Voilà un autre problème, on refuse de prendre le blâme quel qu’il soit chez les arbitres. Monsieur Walkom préfère régler ça à l’interne. Surtout ne pas avouer publiquement que ses officiels ont de la difficulté depuis le début de la saison. Tout est toujours question d’interprétation. De toute façon, Mario Lemieux a crié pendant 10ans pour qu’on améliore l’arbitrage et on ne l’a pas écouté. On a attendu d’en arrivé à un arrêt de travaille. Espérons qu’on ne se rende pas là et surtout espérons qu’on ne revienne pas à l’ancien arbitrage. Croisons-nous les doigts.

À la semaine prochaine!

dimanche 18 novembre 2007

Le respect : quand le débat est mal orienté

Le mot respect est devenu au fil des semaines un mot très à la mode dans le milieu du hockey. On en parle beaucoup depuis le coup sur Bergeron, les différents coups salauds portés à travers la LNH et aussi l’histoire de Avery et Jason Blake. En fait, on en parle un peu trop à mon avis. Le respect est une valeur partagée par une bonne majorité de gens, mais à force de sur utiliser le terme, il en vient à perdre tout son sens. Que de philosophie pour débuter cette chronique.

Ne vous méprenez pas, le respect fait bel et bien parti des valeurs que je transmettrai à mes enfants, un jour. Mais, il ne m’est jamais venu à l’esprit que c’est par le hockey que j’allais leur enseigner. Ce sport, en est un de compétition où il y a des contacts physiques et où même les bagarres sont permises. Rendons nous à l’évidence, le hockey est un sport violent. Ce n’est pas que ça, mais c’est certes un élément important de cette discipline. Alors quand on me parle de manque de respect à travers la LNH, je décroche. On peut bien respecter le talent de l’adversaire, mais de là à respecter l’adversaire lui-même, je ne crois pas. C’est un adversaire, vous devez le vaincre, le battre, le frapper. Est-ce qu’on fait tout ça avec respect? Encore une fois, j’ai des doutes.

À travers ce débat, on entend des anciens joueurs comme Lafleur dire qu’il y avait plus de respect à son époque. Je vous ai déjà dit dans une chronique antérieure que ce genre de propos me faisait bien rigoler quand je pense aux Bruins qui voulait arracher la tête de notre bon ami Guy. Je me rappelle aussi les nombreux coups de bâton que Maurice Richard a du recevoir dans sa carrière dont quelques-uns en pleine tronche. Tous ces gestes et les batailles qui ont eus lieu à leur époque et qu’on nous montre sont certainement des marques de respect qui m’échappent et que je ne comprends pas. Certainement une façon qui est propre à leur génération et que la notre de saisit pas.

Pourquoi il semble-t-il y avoir de plus en plus de ces coups? Je répondrai par une autre question : « Est-ce qu’il y en a vraiment plus? » Je n’en suis pas si sûr. Nous sommes dans une période où les communications sont hyper développées. Impossible de manquer quelques choses peu importe où il se produit sur la planète. Le hockey professionnel n’échappe pas à ce phénomène. Quiconque suit un temps soit peu le hockey a vu la mise en échec par derrière de Randy Jones sur Patrice Bergeron et ce, même plus d’une fois. À l’époque de nos parents et grands-parents où le média de la télévision n’était pas aussi développé et où l’Internet n’existait pas, il était beaucoup plus difficile de savoir et de prendre conscience de tous les coups qui pouvaient se donner. Difficile de s’imaginer l’ampleur d’un coup sournois sur Maurice Richard lorsqu’on a que la voix de René Lecavalier, aussi bon que ce dernier pouvait être, pour nous décrire l’incident. Les images sont souvent plus puissantes; je n’apprends rien à personne. Alors l’effet est encore plus grand lorsqu’on nous montre les images à répétitions sous tous les angles et au ralenti. C’est ce qui se produit présentement puisque la situation inquiète biens des gens. C’est une réaction normale et même saine. Il faut s’intéresser au phénomène et voir ce qu’on peut faire pour améliorer la situation. Il faut rester prudent et ne pas se perdre dans des débats de respect et de « c’était mieux dans mon temps ».

Il faut commencer par prendre conscience que le hockey demeure un sport violent et que peu importe ce que vous prenez comme mesure, vous n’éliminerez jamais tous les coups dangereux. La ligue s’est déjà améliorée en donnant des sanctions plus sévères. Il faut maintenant montrer de la régularité et sévir peut importe qui est le fautif. Mais, il est faut de croire que parce qu’il y a des suspensions, les joueurs vont plus y penser avant de frapper un joueur. Quiconque a joué au hockey le moindrement sait à quel point le jeu est rapide et que le temps de réaction est souvent trop court. Il faut quand même persister et espérer que les joueurs vont calmer leurs ardeurs.

On peut aussi tenter d’éduquer les joueurs pour qu’ils apprennent à jouer de façon prudente. Désolé pour Patrice Bergeron et je lui souhaite de bien s’en remettre, mais se tourner dos au joueur et se pencher à la dernière seconde alors que vous êtes dans une course pour la rondelle ne constitue pas un jeu sécuritaire. Vous risquez votre santé en jouant ainsi. À la place de se péter les bretelles en disant que les anciens joueurs se respectaient plus, ces derniers devraient peut-être parler comment les gars se protégeait mieux dans les coins de patinoire. Il était très rare de voir les joueurs tourner le dos à leur adversaire.

Aussi, à la place de parler de Don Cherry que pour ses propos « racistes », on pourrait aussi rapporter ses propos pleins de bons sens sur l’équipement des joueurs. C’est certainement un problème que les dirigeant de la LNH devrait étudier. On sait tous que les joueurs sont de plus en plus gros, plus en plus rapides, alors pourquoi leur donner le droit de porter des armures dignes des chevaliers? Pronger à 6 pieds et 6 pouces n’a nullement besoin d’épaulettes et de coudes aussi dur qu’un mur de brique. Sinon, c’est sûr que les dommages seront plus grands. Surtout si on compare avec l’équipement en carton que portaient nos Maurice Richard et Guy Lafleur. Si on peut modifier les chandails de la LNH on peut certainement apporter des changements au reste de l’équipement.

Prenons maintenant le cas de Sean Avery et de Jason Blake. Il faudrait commencer par s’entendre sur ce qu'il a dit. Impossible si vous voulez mon avis. Certains prétendent que la petite peste des Rangers aurait insulté le joueur des Leafs sur sa maladie, le cancer. Avery s’est toujours défendu d’être aller aussi loin. Impossible de savoir qui dit vrai Lorsqu’il est question de propos racistes ou sur la maladie, là je commence à trouver qu’on dépasse les bornes. Au même titre que je n’accepte pas un coup de coude au visage, je trouve que la ligue ne devrait pas accepter ce genre d’écart de langage. Encore faut-il être sûr des propos tenus, ce qu’il n’est pas le cas dans la situation présente. Mais les autorités devraient être aux aguets pour ce genre d’incident et déterminer ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas.

Bref, il y a bien des décisions à«prendre si on veut diminuer les coups violents au Hockey. Restons prudent et tentons de ne pas nous perdre dans ce débat important. Gardons notre focus à la bonne place et n’orientons pas le débat dans la mauvaise direction.

Sur ce, bonne semaine et à la semaine prochaine!